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mercredi 15 janvier 2014

Le Loup de Wall street






Il y a des jours où on est complétement à contre-courant, où ce qui touche les autres ne vous touche pas, où on voit bien clairement tous les gros points noirs sur un visage que tout le monde s'accorde à juger comme parfais. J'étais dans un jour comme ça en allant voir "Le loup de Wall street"...

Le pitch : Jordan Belfort, un jeune courtier fraichement arrivé à Wall street, n'a qu'une ambition : faire fortune. S'appuyant sur un incroyable talent pour le business et des pratique pas bien légal, il brasse des millions... et tombe dans la spirale de l'outrance. Drogue, femme, fêtes, voitures, rien n'est trop pour lui, mais par dessus tout, il amasse, encore et toujours plus. Jusqu'à quand ?

Ce que j'en ai pensé : Vous trouvez que le pitch est court ? normal, c'est à la mesure de l'impression que m'a laissé ce film : il ne se passe RIEN. En gros, je me suis ennuyé pendant deux heures et demi, attendant qu'il se passe quelque chose de nouveau. Je veux bien admettre que Léonardo joue bien (comme dans ses derniers films, quel bond depuis "Titanic" !), que Martin Scorcese réussi parfaitement à creer d'incroyable scènes d'excès et de débauche mais pourquoi a-t-on copié-collé 20 fois la même succession de scène ?? Je vous refais le pitch en moins flegmatique : Jordan Belfort gagne de l'argent, il organise un jeu de dégénéré dans ses bureau, il se prend son rail et il va à une patouze, puis il regagne de l'argent, il réorganise une fiesta dans ces bureaux etc..., là vous avez 2h40 sur les 3h de film. Je ne suis pas spécialement puritain, mais dèjà que je trouve que les scènes de débauche ont leur limite, répété en boucle ça devient franchement lassant, d'autant que, oui, vous avez bien lu, le film dure 3h ! Ca en fait des cycles pognon-fête-drogue-sexe... (ça doit être parce que le copié-collé ne demande pas autant de temps que de réfléchir à des scènes variées...)
Cette impression de répétition se répète d'ailleurs avec le ton quasi unique des dialogues : les personnages hurlent en permanence et ponctue leur "fuck" de phrases (non non, ce n'est pas l'inverse, il y a probablement plus de "fuck" que de phrase dans le film...).

Bref, pas de variation dans les scènes, pas de modulation du jeu (qui est bon, je le répète, mais tout le temps le même), pas trop de variation dans les dialogues... bref un film TRES répétitif. et la même les meilleurs répétitions lassent au bout d'un moment...

Pour contre-balancer un peu, ce propos assez engagé, allez aussi lire la critique du ptitlu, On était bien dans la même salle, mais ce n'est pas le même son de cloche du tout ;)

Et le jeu de rôle dans tout ça ? : On peut bien sûr utiliser "Le loup de Wall street" comme référence sur le milieu des courtiers de la haute finance, mais aussi pour décrire une odieuse débauche d'un sale PNJ-membre-du-Grand-Capital (ou dans une partie de Vampire, pour les orgies du Sabbat), mais je pense que ce film est surtout une excellente leçon de quelque chose à éviter dans un scénar : la répétition. Même si vos PJ adore le combat, une série de scène d'action sans temps mort les lasseront à un moment ou un autre (même un dungeon crawl comprend des défis variés pour varier les plaisirs), de même avec l'enquête, l'horreur ou simplement les mêmes situations. Si vous voulez garder vos PJ en haleine et leur faire apprécier vos scènes de prédilection, mettez en scène de choses variées.

"Un bel ouvrage sans cesse reprit peut devenir vain, y compris se moquer des nains" (proverbe elfe)

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